Suppression des Zones à Faibles Émissions : quels dispositifs pour protéger la santé des Français ?

21 jan 2026

Ce mardi 20 janvier, les parlementaires ont acté la suppression des Zones à Faibles Émissions. Nous souhaitons rappeler que supprimer une solution imparfaite ne fait pas disparaître un problème. Or, la pollution de l’air demeure un risque de santé publique majeur, qui frappe en premier lieu les enfants et les plus précaires. Acter la suppression des ZFE sans proposer d’alternative signifie capituler sur un enjeu sanitaire de premier ordre. Nous, associations, ne pouvons l’accepter.

Cette décision menace la dynamique positive qui avait été entamée dans de nombreuses villes, et risque d’avoir des conséquences en cascade sur les politiques publiques adossées à ce dispositif : aides financières ciblées pour le renouvellement ou le changement de mode de déplacement, mécanismes de protection des quartiers d’habitation contre le trafic de transit automobile, développement des infrastructures de transports collectifs et promotion des modes actifs. Ainsi, la décision de la CMP marque un recul net des politiques de santé publique liées à la qualité de l’air, bien au-delà du seul périmètre des ZFE.

Nous appelons les responsables politiques à se remettre au travail au plus vite pour proposer de nouvelles solutions à la hauteur de l’enjeu de la pollution de l’air, qui rappelons-le, tue encore 40 000 personnes chaque année en France.


Organisations signataires :

  • Association Respire
  • Alliance des collectivités pour la qualité de l’air
  • Clean Cities France
  • Fédération française des Usagères et usagers de la Bicyclette (FUB)
  • France Nature Environnement
  • Réseau Action Climat
  • Secours Catholique Caritas France