La FUB accompagne les usagères et usagers dans le choix de leur éclairage, à travers des conseils et des tests d’éclairage disponibles sur cette page.
Au-delà de l’équipement individuel en éclairage, la sécurité des cyclistes la nuit est l’affaire de tous. Les automobilistes doivent faire preuve de vigilance et diminuer leur vitesse à l’approche des cyclistes. Les aménagements, notamment les intersections, doivent être conçus en prenant en compte l’enjeu de visibilité des cyclistes.
Ce que dit la réglementation
Être bien vu et bien voir est essentiel pour assurer la sécurité du cycliste. Voici ce que dit le code de la route à ce sujet. Lorsque vous circulez en ville ou sur une route la nuit (ou même de jour si la visibilité est insuffisante : brouillard, tunnel), votre vélo doit disposer d'un équipement qui le rend visible des autres usagers. Le Code de la route (articles R. 313-1, R. 313-3 à 5, R. 313-7, R. 313-14, R. 313-18 à 19 et R. 313-20) précise les éléments suivants :
Les équipements OBLIGATOIRES
- un feu de position avant (blanc, non clignotant),
- un feu de position arrière (rouge, non clignotant),
- un catadioptre avant (blanc),
- un catadioptre arrière (rouge),
- des catadioptres roue (orange) ou des pneus à flancs réfléchissants,
- des réflecteurs de pédale (orange).
Les équipements SUPPLÉMENTAIRES AUTORISÉS, qui peuvent être portés directement sur le cycliste :
- un feu de position avant (blanc non clignotant),
- un feu de position arrière (rouge non clignotant),
- des feux indicateurs de direction (orange, clignotant),
- un feu stop (rouge, non clignotant),
- des dispositifs fluorescents ou rétro-réfléchissants latéraux passifs.
Pour rappel, en novembre 2024, la réglementation (décret 2024-1074) a apporté deux modifications majeures sur le sujet éclairage du cycliste : interdiction du feu de position arrière clignotant et autorisation de s’équiper de feux additionnels.
Ces derniers peuvent être installés sur le vélo ou portés par le cycliste. Ces équipements peuvent être des indicateurs de direction (clignotants), des feux de position arrière, des feux stop, des feux de brouillard arrière et du signal de détresse. Comme l’autorise l’article 513-25 (#), ces nouveaux feux peuvent être à intensité variable et compenser l’interdiction, regrettée par une partie des cyclistes, du mode clignotement du feu arrière.

Choisir son éclairage avant
Deux critères à prendre en compte pour choisir son éclairage avant :
- L’éclairement au sol
Le code de la route impose au cycliste de s'équiper d’un éclairage avant de 10 lux à 10 mètres. Cette valeur est juste suffisante pour circuler en ville avec éclairage public. La FUB recommande de s’équiper à minima d’un éclairage de 30 lux à 10 mètres.
Pour rouler en toute sécurité sur des voies sans éclairage public, la FUB recommande un éclairage plus puissant, de 50 lux à 10 mètres.
- L’angle du faisceau
L’angle de l’éclairage est aussi un critère à considérer. On peut avoir besoin d’un éclairage avec un angle large afin de bien voir les éventuels écueils qui peuvent se présenter (traversées d’animaux, bas-côtés ou chaussées dégradés...). Au contraire, en ville, un éclairage avec un angle étroit est la plupart du temps suffisant.
L’arbre de décision éclairage avant ci-dessous résume le choix à faire selon le type de voiries.
Choisir son éclairage arrière
Deux critères à prendre en compte pour choisir son éclairage arrière :
- L’autonomie
La capacité de votre éclairage doit être suffisante pour ne nécessiter qu’une seule recharge par semaine. Par exemple, si vous roulez 1 heure par jour, optez pour une batterie avec une autonomie d’environ 6 heures (5 heures + 1 heure de sécurité). Attention, une batterie utilisée par temps froid se décharge plus rapidement.
Pour un usage au quotidien, choisissez un éclairage fixe car plus difficile à voler et plus résistant dans le temps.
Tous les éclairages branchés sur le moteur d’un vélo à assistance électrique ou un moyeu de roue sont très intéressants car ils n’ont pas besoin d’être rechargés. Plus de mauvaises surprises !
- La puissance lumineuse
La FUB recommande d’opter pour des produits qui affichent des valeurs en lumens entre 25 et 150. En dessous de 25 lumens, l’éclairement n’est pas suffisant. Parmi les produits testés par la FUB, on trouve des éclairages arrière peu chers qui affichent des performances bien plus élevées jusqu’à 100 et même 150 lumens.
Éclairages arrière entre 25 et 100 lumens
Éclairages arrière classés par prix, entre 100 et 150 lumens
BON À SAVOIR
Lumen ou lux ? Comprendre les informations sur les emballages
On peut trouver deux données techniques sur les emballages des éclairages.
- La valeur en lumens (lm) qui renseigne l'intensité lumineuse de la lampe,
- La valeur en lux (lx) de l'éclairage qui indique l'éclairement de la route à une distance donnée.

L’éclairage passif, un complément pour se rendre visible
L’éclairage du vélo n’est pas à l’abri d’une panne ou d’un oubli, l’éclairage passif est donc également recommandé pour assurer la visibilité du cycliste. S’il est bien conçu, il peut offrir une efficacité additionnelle dans le faisceau des phares automobiles. Les catadioptres avant (blanc), arrière (rouge), sur les roues et sur les pédales (orange) sont obligatoires. Le port du gilet réfléchissant est obligatoire hors agglomération la nuit.
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L’équipement du vélo
La FUB vous recommande d’équiper en priorité le vélo. Les accessoires rétro-réfléchissants installés sur le vélo sont peu onéreux. Ils sont légers, fiables, très efficaces et on ne risque pas de les oublier, en toute saison.
Choisissez ce qui est le plus pratique pour vous : adhésif rétro-réfléchissant sur le cadre ou les garde-boue, pneus à bande réfléchissante, bâtonnets de rayons, sacoches ou écarteur de danger, etc.
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Les vêtements réfléchissants
Depuis le 1er octobre 2008, le port du gilet haute visibilité est obligatoire hors agglomération la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante.
Les fabricants commencent à proposer des vêtements plus élégants et plus adaptés à la pratique du vélo pouvant remplacer les gilets fluos.
On peut aussi équiper soi-même ses vêtements en cousant des bandes de tissu rétro-réfléchissantes que l’on trouve dans le commerce. Cela permet de transformer ses propres vêtements suivant son goût, mais en veillant à la visibilité.
- Les accessoires réfléchissants
Il existe aussi des brassards à enrouler autour du bras ou de la cheville, pinces à pantalon, casque et sac à dos à bandes rétro-réfléchissantes, etc. Ils sont un bon complément à l’équipement du vélo, pour augmenter la surface visible, même s’ils sont plus contraignants.

