Ambition France Transports : citoyen·nes et autorités organisatrices de la mobilité unis pour soutenir le développement des mobilités actives et du transport collectif

23 avr 2025

À la veille de l’ouverture de la conférence de financements des mobilités qui se tiendra le 5 mai, la FUB a été auditionnée le jeudi 17 avril par le GART. Collectivités et usagers parlent d’une même voix : un financement durable et cohérent de la mobilité active doit être une priorité de cette conférence.

 

Un appel commun
La FUB et le GART portent une conviction partagée : les usagers et les autorités organisatrices de la mobilité doivent être au coeur de la construction d’un financement pérenne des mobilités du quotidien pour les trajets courts ou de moyenne distance. Le vélo et les transports collectifs sont l’un des maillons essentiels de ce système de mobilités. Piliers de la transition écologique, de l’équité territoriale et de la qualité de vie, les mobilités actives méritent un cadre budgétaire à la hauteur de leurs impacts.

« La route doit payer les mobilités » rappelle justement Louis Nègre, président du GART,
« tout à fait, les mobilités carbonées doivent payer pour les mobilités actives » rebondit Céline Scornavacca, co-présidente de la FUB.

Des mesures concrètes attendues pour financer durablement la politique cyclable

Les besoins sont massifs : sécuriser la pratique du vélo partout sur le territoire en cofinançant les aménagements cyclables à hauteur de 500 millions d’euros par an pour accompagner les collectivités dans leurs efforts.
Le Premier ministre François Bayrou a affirmé dans sa déclaration de politique générale en janvier dernier : « Le Plan Vélo doit être poursuivi avec les moyens qui lui sont nécessaires. » Il est temps de transformer cette volonté politique en leviers financiers concrets.
La FUB appelle à flécher rapidement des ressources dédiées pour financer le développement et la sécurisation de la pratique du vélo :
• Orienter une partie des taxes sur la route et les autoroutes vers la mobilité durable, en tenant compte des externalités négatives du routier,
• Mobiliser la fiscalité sur l’aérien,
• Activer les plus-values immobilières et foncières,
• Faire évoluer le Versement Mobilité,
• Faire contribuer la logistique urbaine et les livraisons à l’effort collectif,
• Recourir au dispositif des certificats d’énergie pour la massification de l’usage du vélo.

Un rendez-vous décisif qui doit se faire avec et pour les usagers et les usagères

Alors que la conférence de financement s’annonce comme une étape majeure pour l’avenir des mobilités, aucun représentant du vélo n’a, à ce jour, été intégré aux groupes de travail en cours de constitution. Pourtant, la parole du ministre était claire : « Je souhaite que les usagers des mobilités, notamment ceux du vélo, représentés par la FUB, participent à cette conférence de financement et contribuent à ses travaux. »
La FUB renouvelle sa demande d’intégration pleine et entière aux travaux préparatoires. Il est impensable que les mobilités actives soient écartées d’un processus censé définir leur avenir.